Interview d’Agnès Rabotin pour “Origines : Le Dernier Oracle”

Posté le 17 août 2013, dans la rubrique INTERVIEWS

1. D’où vous est venue l’idée d’écrire un roman comme celui-ci ?
Je suis partie de quelques idées sans trop savoir où j’allais. Des idées qui correspondaient à mes aspirations, mes fantasmes… La mémoire, la maternité, la mythologie grecque et les dieux immortels qui auraient réellement existé, les super-pouvoirs… et je me suis lancée à l’aventure. C’est étrange comme les personnages peuvent prendre le dessus et décider de leur destin. Rien ne s’est passé comme je l’aurais imaginé et au final, tout est bien ficelé.

2. Combien de livres avez-vous écrits ? « Origines : Le dernier Oracle » est-il le premier ?
C’est mon tout premier écrit et il m’a pris trois ans. Surtout parce que je me suis cherchée au niveau du style. Depuis l’adolescence, je souhaitais écrire. Je crois que je n’étais tout simplement pas prête à me lancer jusque-là.

3. Combien de romans comptez-vous écrire à la suite de celui-ci ?
À peine avais-je entamé ce roman que j’avais en tête d’en faire un tryptique… même si je n’avais aucune idée de ce que j’allais faire. Je suis sur le tome 2 et je ne sais toujours pas comment ça va se terminer. Pour le tome 3, j’ai une vague idée. Je suis à la fois créatrice et spectatrice de cette aventure !

4. Vous vous êtes auto-éditée, pourquoi ne pas avoir tenté votre chance auprès d’un éditeur ? Vous êtes-vous déjà fait éditer chez un autre éditeur ?
J’ai commencé par mettre mon livre sur un site de livres numériques. Il n’était pas parfait, il y avait encore pas mal de fautes ou de maladresses, mais c’était une sorte de fierté que de faire ce que je voulais de mon livre. Sans qu’on me fasse faire de coupes ou qu’on me demande de changer mon texte. Sans qu’on m’impose une couverture. Déjà il pouvait être lu et pour un prix modique. J’en ai très peu vendu : autour de moi, les gens ne voulaient pas d’une version numérique et attendaient le livre qu’ils pourraient toucher, manipuler, sentir… quitte à mettre le prix !
Avant d’aller chez TheBookEdition, j’ai envoyé mon manuscrit à quatre grandes maisons d’édition connues, sans grande conviction. Je n’ai pas attendu leur réponse pour me lancer dans l’auto-édition. L’idée, c’était de pouvoir gérer mon livre du début à la fin et de l’améliorer régulièrement. Ce que j’ai fait et que je fais encore. L’histoire n’a jamais changé. Au-delà des simples corrections, j’ai petit à petit « allégé » le texte pour répondre aux retours des lecteurs qui le trouvaient trop long dans les premiers chapitres ou qui avaient le sentiment que le personnage de Johanne se posait trop de questions existentielles…
Ce peut être aussi cela, l’auto-édition : faire participer le lecteur à l’aventure. Pour cela, j’ai créé une adresse courriel que j’ai mise à la fin du livre. Si un lecteur trouve une faute ou une maladresse dans le style, s’il a une remarque pertinente, j’étudie la question et je revois ou pas le texte. C’est ce qui est arrivé pour la première couverture, par exemple. Ayant eu des retours qui la jugeaient trop « fleur bleue », « décalée par rapport au texte », « rayon jeunesse », j’ai décidé de la refaire pour qu’elle corresponde mieux au contenu. Au final, avec la participation des lecteurs, on arrive à un livre « presque parfait » !
Et au-delà de l’aspect participatif des lecteurs, la communication avec eux est magique. J’ai reçu des courriels ou des messages Facebook de lecteurs qui ont adoré mon livre et attendent le tome 2 avec impatience, et j’ai la fierté d’avoir créé ça toute seule ! Pourquoi voudrais-je être éditée autrement ? La seule raison qui me ferait accepter d’être éditée traditionnellement serait la promesse d’une plus grande visibilité.

5. Êtes-vous convaincue par TheBookEdition ? Si oui, le conseilleriez-vous à d’autres auteurs ?
L’auto-édition permet à tous ceux qui écrivent de se révéler enfin. C’est là qu’on découvre qu’il y a énormément de gens qui écrivent et rêvent d’être lus.
Les « petites » maisons d’édition se multiplient ces derniers temps, que ce soit dans le livre numérique ou le livre traditionnel, ce qui laisse davantage de chances à tout écrivain en herbe de se faire éditer. Il y a à cela des avantages, comme ne pas avoir à gérer l’aspect technique du livre, sa mise en forme, l’orthographe, l’aspect légal et la promotion du livre… et il y a un inconvénient qui peut faire pencher la balance du côté de l’auto-édition : la perte des droits et de la « gestion » du livre. Une fois le manuscrit mis entre les mains d’un éditeur, il n’appartient plus à son auteur.
Avec une formule comme celle de TheBookEdition, l’auteur garde tous ses droits et choisit lui-même sa marge. TheBookEdition m’a convaincue par la facilité déconcertante du processus. Il y a une quantité incroyable de conseils et de tutoriels et ils répondent très rapidement et de manière personnelle aux questions. Les livres sont imprimés rapidement et de belle qualité. Et quand des gens intéressés me demandent combien tout cela m’a coûté, ils sont toujours surpris quand je leur réponds que cela ne m’a rien coûté du tout. Bien entendu, comme tout auteur auto-publié qui souhaite vendre, j’achète moi-même mes livres pour les distribuer. Et plus j’en achète, moins je les paye chers, donc plus ma marge augmente. Au final, je suis gagnante.

Pour aider les auteurs qui veulent se lancer dans l’auto-édition, j’ai créé un site qui explique pas à pas comment créer son livre, faire les démarches légales pour l’ISBN, faire un code-barres… avec quelques conseils aussi pour la relecture du livre : http://je-me-publie.jimdo.com/
A eux ensuite de faire rêver, de passionner, d’instruire, de torturer les lecteurs. Plus besoin d’attendre l’accord d’un éditeur pour devenir écrivain.

Interview réalisé en partenariat avec Guillaume Benech, pour le site : www.lpetitmardi.fr
Découvrez son livre sur TheBookEdition en cliquant : ICI

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