En relisant votre livre, vous remarquez une faute. Ou une coquille. Ou bien encore un doublon, un mot trop de fois répété, une tournure de phrase un peu trop bizarre… Vous vous dites « Ouf ! Je l’ai vu. »

Combien d’autres en avez-vous laissé passer ?

Quand on écrit, on est dans le fond (dans son histoire ou son contenu) et, aussi bon soit-on en français, on est difficilement dans la forme (la technique).

Certes, on va choisir son vocabulaire – c’est tout de même la base ! – ainsi que des figures de style ou une ponctuation appropriée. Seulement, les yeux de l’auteur ne seront forcément pas ceux du « pur correcteur », entendons celui qui ne lit que pour corriger. Quand on relit sa propre prose, le cerveau connaît le texte et cherche comment il pourrait l’améliorer, ou bien il s’émeut de se trouver si bon… et il passe à côté des fautes.

Vous pourriez vous dire que ce n’est pas grave, quelques coquilles, même les livres des grands auteurs édités en ont… D’une part, ils n’en ont pas tant que ça ; d’autre part, il y aura toujours un lecteur qui verra une faute qu’un autre n’aura pas vue et que cela gênera dans sa lecture. On pardonne toujours mieux une coquille à Marc Levy qu’à monsieur Toulemonde, sachant en plus que tout le monde se dira que ce n’est pas Marc Levy qui est responsable, mais les correcteurs de la maison d’édition.

C’est sans compter qu’il y a aussi des tournures de français que l’on croit bonnes et qui en réalité ne le sont pas.

Un exemple ? « Ils se sont succédé. » Savez-vous que « succédé » ne s’accorde pas ?

Un autre exemple ? « Elle s’est cassé la jambe. » Hé non, pas de « e » à « cassé ».

Il y a des raisons grammaticales à tout cela, et si vous n’en connaissez pas les règles, difficile de se corriger tout seul.

Alors, que faire ?

Déjà, entre deux relectures, laissez passer du temps. Vous aurez un peu plus de recul. Si vous ne pouvez vous permettre les services d’une relecture payante, demandez à des amis de relire le livre juste pour l’orthographe et toute incohérence qui leur viendrait. Soyez indulgent, ce ne sont pas des professionnels. Vous vous rendrez responsable de tout le reste (tournures, etc.) et surtout de tout ce qui n’aura pas été vu. Si vous avez le moindre doute sur un accord, recherchez les règles grammaticales qui régissent cet accord.
Avec de la patience, on peut y arriver !

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