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L’auteur du mois : Nicolas Feuz

Pour la sortie de son nouveau livre Eunoto Les noces de sang, découvrez ou redécouvrez Nicolas Feuz via cette petite interview.

1ere Couv Eunoto FRANCE DEF

Né en 1971, je suis avocat de formation. J’ai travaillé comme juge d’instruction de 1999 à 2010 et travaille depuis 2011 – et encore actuellement – comme procureur de la République et canton de Neuchâtel, en Suisse, avec une spécialisation dans la répression du trafic de stupéfiants. J’écris des polars depuis 2010, à raison d’un par an.

Qu’est ce qui a déclenché cette envie d’écrire et à quand remonte cette passion ?

Un voyage de dix jours au Kenya. Je n’ai emporté qu’un seul livre dans mes valises, Le Vol des Cigognes de Jean-Christophe Grangé. Arrivé à Mombasa, je l’avais terminé. Plus rien à lire. Impossible de trouver un livre en français sur place. Alors, inspiré que j’étais par l’histoire passionnante de Grangé, j’ai écrit le scénario d’Ilmoran, l’avènement du guerrier (qui deviendra le tome 1 de la trilogie massaï) et j’ai rédigé le premier jet du manuscrit en deux mois, entre mi-octobre et Noël 2010.

Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Un savant mélange entre mon travail et mes attraits privés pour la littérature, le cinéma et la télévision dans le domaine du polar-thriller. J’aime l’idée que mes livres puissent être à la fois crédibles et visuels.

De quels écrivains vous sentez-vous le contemporain ?

De mon collègue et ami suisse Marc Voltenauer (Le Dragon du Muveran et Qui a tué Heidi ?), ainsi que d’auteurs français de polars que je côtoie occasionnellement dans des salons dédiés au polar, comme Olivier Norek, Franck Thilliez, Bernard Minier, etc.

À quel moment de la journée (ou de la nuit) écrivez-vous et où ? Suivez-vous une organisation précise pour planifier vos séances d’écriture ?

J’écris essentiellement le soir, généralement entre 20h00 et minuit. Des tranches de trois à quatre heures me conviennent en général assez bien. A moins, on n’a pas le temps de se mettre dans l’histoire. A plus, les yeux se fatiguent sur l’écran de l’ordinateur. J’ai souvent rédigé les premiers jets de mes romans entre août et décembre.

Ecrivez-vous en musique ? Si oui, quel genre de musique ?

J’écris pratiquement toujours en musique, sur des BO de films, toujours sans paroles (les paroles perturbent la concentration). Mes choix se portent souvent sur des compositions de Hans Zimmer (Gladiator, Le dernier samouraï, la dernière trilogie Batman, Inception, Interstellar, Les larmes du soleil, etc.).

D’où vous est venue l’idée de votre dernier livre ?

EUNOTO est un polar dont l’histoire se situe dans les huit cantons (départements) de la Suisse romande (francophone). Cette approche m’a permis de développer des questions d’entraide pénale qui se posent entre ces huit régions, puisqu’en Suisse, nous connaissons le fédéralisme, chaque canton étant souverain en matières judiciaire et policière sur son propre territoire (même si la procédure pénale est nationale). J’en ai aussi profité pour parler de certaines nouvelles technologies, comme par exemple la virtopsy (autopsie virtuelle avec scan 3D du corps) ou les divers usages des drones (tant du côté de la police que des criminels). EUNOTO est un second prequel à la trilogie massaï, dont l’histoire se situe entre la fin d’EMORATA (premier prequel) et ILMORAN (tome 1 de la trilogie). Il peut cependant se lire indépendamment des quatre autres livres (pas d’obligation de les avoir lus avant).

Comment faites-vous votre promotion ?

Par des communiqués de presse, par les réseaux sociaux (Facebook, Instagram et Twitter), par des conférences, lectures et/ou séances de dédicaces dans les librairies, les bibliothèques et les salons. Parfois aussi dans des classes de lycées de ma région.

Quels sont vos projets ?

Actuellement, je travaille sur une nouvelle série, avec de nouveaux personnages, mais toujours dans le domaine du polar-thriller. C’est là que les lectrices et les lecteurs m’attendent et je ne voudrais pas les décevoir. De toute façon, c’est dans ce domaine que je m’éclate, ce qui est important pour un hobby.

Qu’espérez-vous déclencher chez vos lecteurs à la lecture de vos livres ?

En premier lieu, de la surprise. Avant l’action et le suspense, ce sont les rebondissements qui me tiennent à cœur. En Suisse, une blogueuse polars (blog Sangpages) m’a surnommé « le maître des fins à faire tomber les chaussettes ».

Comment imaginez-vous l’avenir de l’édition en France ?

Il est difficile de répondre à cette question. L’édition numérique a facilité l’accès à l’écriture et à la possibilité de publier ses ouvrages. Mais l’édition traditionnelle résiste à l’auto-édition, avec l’appui des distributeurs et diffuseurs. En Suisse, l’image de l’auto-édition est beaucoup moins négative qu’en France. Ce que j’ai réussi à faire en Suisse (signer directement un contrat de distribution/diffusion sans éditeur traditionnel) ne serait apparemment pas envisageable en France. C’est dommage, car il y a des perles en auto-édition, que les éditeurs traditionnels tardent à repérer.

Vous avez choisi TheBookEdition ? Le conseilleriez-vous à d’autres auteurs et pourquoi ?

Je suis chez TBE depuis début 2013 et j’ai toujours pu bénéficier de tous les conseils et de tout l’appui nécessaire pour la publication de mes livres, ceci dans des délais rapides et avec une qualité supérieure à la moyenne (ce n’est pas moi qui le dis, mais les libraires suisses, qui ont notamment salué l’excellente facture des livres de TBE, tant en ce qui concerne le papier et la couverture que le collage). Ce sont des livres solides et agréables à tenir dans les mains. Et puis, l’équipe de TBE est fantastique ! J’ai appris à vous connaître ces dernières années et je n’ai qu’un mot : MERCI !

Merci à Nicolas Feuz pour sa gentillesse ! :)

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Novembre ou le NaNoWriMo !

Novembre c’est le mois du NaNoWriMo !

C’est à dire le National Novel Writing Month (ou mois national d’écriture de roman).

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Le principe ?  Écrire un roman de 50 000 mots en un mois, soit environ 1700 mots par jour...

Le projet a été lancé aux États-Unis en 1999 avec 21 participants. L’année dernière ils étaient 431 626 à participer, cette année les organisateurs en attendent 500 000 !

C’est Chris Baty, auteur de No Plot? No Problem! (« Pas de scénario ? Pas de problème ! ») qui a eu l’idée du challenge. Selon lui, tout monde a en lui un livre qui mérite d’être écrit, mais trop peu de gens prennent le temps de passer à l’acte. Il pense également que « ce qui empêche les gens de réaliser leurs ambitions artistiques, ce n’est pas un manque de talent, mais l’absence de deadlines ! ». 

Sachez que de nombreux romans issus du NaNoWriMo ont été publiés à l’international, et deux en France ! 

Vous pouvez vous inscrire sur le site officiel pour comptabiliser chaque jour le nombre de mots écrits, ou vous rendre sur le site français pour échanger avec d’autres participants.

Enfin, si vous voulez aller plus loin, poursuivez en décembre avec le NaNoFiMo, (mois national de finition de roman), puis en mars avec le NaNoEdMo (mois national d’édition de roman).

À vos plumes, toute l’équipe attend vos œuvres !

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L’écriture c’est bon pour la santé !

Vous connaissez l’adage « An apple a day, keeps the doctor away » (une pomme par jour éloigne le médecin) ? Et bien des chercheurs ont prouvé qu’on peut remplacer « apple » par « book ».

« Un livre par jour éloigne le médecin », c’est ce que diverses études ont réussi à démontrer…

Rassurez-vous immédiatement, pas la peine d’écrire un best seller ou une thèse compliquée, peu importe la qualité de votre prose, l’important c’est d’écrire !

Dans une étude de 2005 des chercheurs néo-zélandais ont mis en évidence les bienfaits physiques et mentaux apportés par 15 à 20 minutes d’écriture. En écrivant sur des événements stressants ou traumatisants qu’ils avaient subi, les participants à l’étude ont été moins touchés émotionnellement, ont vu leur pression artérielle baisser et observé un meilleur fonctionnement de leur foie.

Mais la démonstration ne s’arrête pas là !
En effet, en 2013 ces chercheurs ont réalisé des examens plus poussés.
Ils ont fait appel à 49 adultes en bonne santé, puis leur ont demandé d’écrire pendant une vingtaine de minutes, 3 jours par semaine, sur leur quotidien ou les problèmes qui les touchaient.
Deux semaines après ils ont pratiqué une petite incision sur chacun des participants et ont commencé à étudier la cicatrisation les jours suivants…
Finalement, 11 jours plus tard, 76% du groupe des écrivains avait complètement guéri, contre 42% du groupe de ceux qui n’avaient pas écrit…
L’étude a donc conclu que le fait d’écrire sur ce qui nous atteint et nous préoccupe peut nous aider à relativiser et à réduire notre souffrance.

D’autres recherches ont également prouvé que des séances d’écriture pouvaient améliorer la qualité de vie d’individus atteints d’asthme, d’un cancer, ou du SIDA.

James W. Pennebaker, psychologue à l’Université du Texas à Austin, estime que «Lorsque les gens ont la possibilité d’écrire à propos de leurs bouleversements émotionnels, ils constatent souvent une amélioration de leur qualité de vie», « Ils vont chez le médecin moins souvent, leurs fonctions immunitaires se modifient. »

Et ce ne sont pas nos auteurs TheBookEdition qui viendront le contredire !

(Source : Arts.Mic)

 

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