Autour de vous…

Mon amie Monique a 75 ans et quelques romans à son actif. Quand je lui raconte qu’un autre ami vend ses livres n’importe où, même sur le marché en achetant son bifteck, au client d’à côté, elle ne s’étonne pas : « Je fais pareil !J’en ai vendu deux hier à la Poste : j’allais en poster un à destination d’un client , la postière m’en acheté un quand elle a su que c’était le dernier sorti , et le couple qui attendait derrière a entendu et a fait de même. Puis je suis allée chez le vétérinaire, et une cliente m’en a acheté un… » Je vous laisse deviner le genre de tornade aux cheveux blancs qu’est Monique, sans doute toujours flanquée d’un grand cabas plein de livres !

C’est que Monique achète en gros. Heureusement pour elle est arrivée l’impression à la demande, et le tas de livres à stocker , ainsi que la facture à régler pour acheter ses livres sont devenus raisonnables. Monique fait les salons locaux et régionaux. Cette ancienne directrice de maison de retraite n’envisage pas un instant d’y aller : la vie est trop belle, à écrire des livres dans sa campagne et sortir pour les vendre. Elle a trois ordinateurs et des neurones en parfait état.

Nous aussi, on veut bien avoir la pêche de Monique, de 7 à 77 ans et au-delà. Et pour ça, il ya des recettes , des trucs et des questions à se poser…

Que vendez-vous ?

Vous venez de recevoir votre livre, il est beau, c’est le vôtre. Faites-le d’abord lire à quelqu’un pour qui l’orthographe est primordiale, indépendamment de toute autre considération. Demandez-lui la faveur de noter toutes les coquilles et erreurs qui auraient pu s’y glisser.

On ne peut pas espérer vendre un livre qui a encore des fautes d’orthographe ou de syntaxe, c’est la première des règles pour la vente d’un livre. Qu’importent vos idées, votre style, l’émotion, l’originalité, personne ne les découvrira si votre livre n’est pas corrigé.

Supposons que tout aille bien, mise en page , orthographe, couverture d’aspect professionnel…

Promouvoir c’est se mouvoir

Votre livre est un vrai livre. Il a un ISBN (voir la FAQ du site), le prix de vente TTC, tout. Vous pouvez alors tenter de le faire lire à un journaliste du journal local. Investissement : un livre. Deux s’il ya deux journaux locaux. Ne mégotez pas. Allez voir le journaliste, prenez rendez-vous pour le lui présenter. Ou laissez-lui le temps de le lire et rappelez-le. Soyez humble, laissez le melon au vestiaire, mais surtout intéressez votre auditeur. Il va finir par venir vous consacrer un article. N’exigez rien, ou vous serez grillé.

Dès que le journalistea tourné les talons, filez chez le libraire le plus proche, et chez le plus grand libraire de la ville. Déposez 10 livres chez chacun en disant : « Un article sur ce livre va paraître dans le journal cette semaine. Si vous souhaitez que je vienne faire une dédicace, ce sera avec plaisir »

Renseignez-vous aussi sur les expositions en rapport avec votre sujet. Un livre qui parle des Poilus de 14-18 ou des autres guerres françaises ? Contactez l’association des anciens combattants pour demander s’ils accepteraient d’en prendre en dépôt en leur laissant 1 euro par livre. (Pour cela, mieux vaut acheter vos livres par 50 exemplaires pour la remise de TBE) Un livre de photos ou graphique sur votre région ? Amenez-en un exemplaire au chargé de communication de la Mairie, un autre au Directeur de l’office du Tourisme. Bref, ciblez la « niche » de lecteurs et vendeurs potentiels, en plus du public général.

Communiqué de presse :

Qui, où, quoi, quand, comment, pourquoi ? Vous connaissez ces questions. Vous savez aussi qu’il vaut mieux rédiger votre communiqué comme si c’était votre agence de presse, d’accord. Mais ne tombez pas dans l’excès : « Isidore Durand est un auteur génial, qui, après une vie bien remplie dont il peut être fier, a rédigé là un chef d’œuvre qui marquera longtemps les esprits… » Oui, oui, ça existe, j’ai vu ça souvent. Avec quelques fautes d’orthographe et un long extrait mal choisi, c’est à un torpillage en règle de votre livre que vous vous livrez si vous faites cela. Restez simples, encore et toujours, parlez du livre, de son sujet qui vous a passionné. Dites si c’est un roman, un essai, une biographie, ou autre chose, où on peut le trouver. Faites court.

Pour le diffuser, vous pouvez utiliser l’adresse mail des journaux, présente sur leur site. Ne joignez jamais le PDF du livre, c’est rédhibitoire. N’espérez pas beaucoup de réponses, mais au moins c’est gratuit. Vous pouvez aussi essayer le fax (à vous les Pages Jaunes) Honnêtement, la promo se bâtit sur des relations humaines, c’est un travail de longue haleine. Vous allez rencontrer des gens importants en vendant vos livres. S’ils aiment ce que vous faites, ils vous aideront.

Vous pouvez également vous faire connaître en ouvrant un compte et en communiquant sur Facebook ou sur Le Post.fr plus facilement qu’avec les communiqués de presse, de nos jours.

En groupe et en salons du livre local ou régional…

Pour vendre, il faut s’investir. Les auteurs édités chez les grands éditeurs s’investissent, eux aussi. Ils savent qu’ils doivent faire tous les grands salons, les télés à pas d’heure, les interviews … Tenez, l’ « Ecole de Brive », par exemple. Ces auteurs régionalistes édités chez Robert Laffont circulent en bande et signent à tour de bras, certains de rester chez leur éditeur tant qu’ils feront du chiffre. Sans ce groupement Corrézien au sens large, il n’est pas certain qu’ils seraient toujours là. Ou alors ils seraient passés chez TheBookEdition !

Pour trouver les salons, comptez au moins six mois avant la date pour vous inscrire. Demandez un stand gratuit ou essayez d’avoir un siège sur un stand en rapport avec votre livre. Stand de l’Ambassade du Portugal pour un livre portugais, stand d’une radio locale ou du journal local… Faites le tour du web pour trouver les dates de salons (merci Google) Certaines régions ont un Centre régional du livre qui répertorie les manifestations et annoncent des concours.

http://www.google.com/search?client=opera&rls=fr&q=Centre+r%C3%A9gional+du+livre&sourceid=opera&ie=utf-8&oe=utf-8

TBE vous encourage à vous regrouper sous sa bannière. En 2010 nous vous préciserons les moyens que nous avons trouvés pour vous accompagner. Avec mon groupe de Poitou-Charentes, nous montons notamment un Salon des auteurs « numériques » sur 2 jours en Limousin en Septembre. Ça va être la fête de l’auto-édition en impression à la demande !

LE DÉPÔT EN LIBRAIRIE

On n’a rien sans rien. Qui dit dépôt dit pourcentage sur les ventes. A vous de voir si vous voulez en vendre 10 exemplaires à 7 euros de bénéfice ou 100 exemplaires à 2 euros.

Les grandes librairies de votre région sont accessibles : on a vu des auteurs auto-édités écouler 80 polars par mois chez Auchan ou à la FNAC. Il s’agissait de livres sur des sujets bien dans l’air du temps, aux couvertures accrocheuses. Cultura ou le petit libraire du coin vous accueilleront en général aimablement. Comptez 30% de marge libraire minimum, et il vous faudra leur rédiger une facture.

DÉPOSEZ AILLEURS, VENDEZ AILLEURS ET AUTREMENT…

Outre la Poste et l’étal du boucher, je connais des auteurs qui font leur beurre lors des bric-à-brac : ils appellent les organisateurs, et demandent l’autorisation de s’installer pour une dédicace. En général, c’est d’accord, une animation de plus ne se refuse pas.

Une autre amie fait des livres pour enfants en impression à la demande. Elle les vend dans les magasins de vêtements et objets pour enfants, magasins de bonbons et de colifichets… Son illustratrice a créé des pins et produits dérivés… Son blog marche très bien. Elle a grâce à lui et à Facebook créé un réseau amical de jeunes femmes créatrices qui s’échangent des liens internet et de la pub, des dépôts d’objets en vitrine ici ou là…

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