GuySembic, Le chien vert, Interview.

Posté le 8 avril 2008, dans la rubrique INTERVIEWS

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Interview de Guy Sembic par TheBookEdition

Pouvez vous vous présenter en deux mots?

Anarchiste mais ni de formation ou de groupe déterminé, écrivain, auteur et poète ; philosophe sans avoir fait d’études de philosophie et d’esprit scientifique sans être de formation scientifique, je trouve suspecte l’idée de l’immortalité de l’homme en tant qu’anarchiste ; irréalisable en tant que scientifique ; purement humaine et peut-être dénuée de sens en tant que philosophe… Mais recevable, émouvante et très belle en tant que poète…

D’où vient le titre de votre livre?

« Le Chien Vert »… Parce que je trottine, sens et ressens, monte sur les genoux des dames et demoiselles dont j’adore les belles toilettes ; parce que je saute tout vert et sans fioritures dans ce qui me plaît et m’émeut… Et que, tel l’un de ces fidèles amis à quatre pattes, je suis tout reconnaissant et tout aimant, n’ayant jamais peur de recevoir des coups… Que d’ailleurs l’on m’administre rarement…

Les nouvelles sont-elles liées?

En apparence les histoires que je raconte dans Le Chien Vert ne sont pas reliées…
En profondeur et en y réfléchissant quelque peu, elles sont bel et bien reliées… Dans un même langage, un même ressenti, un même état d’esprit, une même atmosphère, un même message…

Quand et comment avez vous poussé pour la première fois les portes de l’écriture?

J’ai poussé les portes de l’écriture à l’âge de 16 ans en rédigeant un premier cahier de 192 pages à petits carreaux. Le titre était « Les sentiers de l’espoir »… Un jour j’ai retrouvé ce cahier et je l’ai mis au feu. Parce que je le jugeai trop enfantin, trop banal et surtout trop personnel, trop intime et ne pouvant de ce fait n’intéresser absolument personne…
Avant de pousser les portes de l’écriture à l’âge de 16 ans, j’avais passé ma vie depuis l’âge de 6 ans à penser, réfléchir, ressentir, observer, m’interroger, me souvenir et tout enregistrer dans ma tête comme dans la mémoire d’un appareil de photo numérique.
C’est la raison pour laquelle je connais mon enfance par cœur avec tous les personnages et tous les visages qui l’ont peuplée… Je peux dire je crois bien, que mon enfance fut une enfance peu ordinaire…

Quelles sont les lectures qui ont nourri l’imaginaire de Guy Sembic?

Les lectures qui nourrissent mon imaginaire sont les livres d’histoire, de géographie, de la nature ; quelques livres de science fiction… Et plus précisément pour citer quelques auteurs que j’aime lire : Emile Zola, Marcel Proust, François Mauriac, Antoine de Saint Exupéry, John Irving, André Gide, Albert Camus, Jean Paul Sarthe, Le Clézio, Prévert, Arthur Rimbaud… Et sans doute bien d’autres…

Etes vous un vétéran du site Alexandrie online ? Pouvez vous nous dire comment évolue le livre sur Internet?

Je suis venu dans alexandrie online en 2004 et de tous les univers en lesquels je voyage sur la Toile, c’est sur alexandrie on-line que je totalise le plus de centaines de messages, de participations aux forums et de textes en tous genres.
Le livre sur Internet évolue à mon sens « comme il doit évoluer » c’est-à-dire naturellement et inexorablement… Mais sans cependant « porter ombrage » à l’édition traditionnelle…

Comment réagissez vous à l’annonce du partenariat entre TheBookEdition et Alexandrie online?

Je réagis très favorablement à l’annonce de ce partenariat. Parce que j’ai l’intuition qu’il y a bien là une alliance entre deux univers d’un même esprit littéraire… Et comme je connais bien l’esprit et les objectifs d’alexandrie et ce qu’Alexandrie veut promouvoir… Ma confiance, mon enthousiasme et mon accueil sont d’autant plus chaleureux et sans réserve…


Qu’avez-vous pensé de l’édition papier du Chien Vert quand vous avez reçu le premier exemplaire?

L’édition papier du Chien Vert m’a parue « très professionnelle » et d’une agréable présentation.
Un livre est un livre, dis-je… Et vu le respect que j’ai pour les livres « en tant que livres » j’en suis d’autant plus ému et émerveillé…

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Une réflexion au sujet de « GuySembic, Le chien vert, Interview. »

  1. Mary J'Dan

    C’est ici que je viens de retrouver celui que j’ai surnommé, de manière possessive, mon magicien des mots. Écrivain talentueux, cet auteur possède le Don – avec une majuscule – et le Cœur – toujours avec une majuscule – au bout de sa plume.
     » Le chien vert  » ou Guy Sembic dans tous ses états !
    Cet ouvrage est un nid de trésors ; petites nouvelles, pensées ou coups de gueule nuancés, voire teintés d’un brin de lassitude face à certains sujets qui mettent en évidence l’extrême sensibilité de l’auteur. L’indifférence, l’attente, la colère, la violence au volant… Mais aussi la perception et la réaction que nombre d’entre nous avons face à celui qui a eu le toupet de disparaître au mauvais moment.
    L’essentiel, la trame de ce recueil, est avant tout un cri d’amour. Avec son écriture de poète, Guy Sembic nous fait part de ses observations. Sons et images mêlés, il traite aussi de différents modes d’expressions, qu’ils soient littéraires ou, ce qu’il nomme fort à propos : la « culture bêta ».
    Pour cette phrase, entre une multitude d’autres, que j’ai relevé : « Il n’y a pas de miracle : le meilleur de soi-même ne suffit pas toujours, non seulement parce que le combat est inégal mais aussi parce que les forces qui animent ce combat s’appuient sur des situations absurdes et inextricables » cet ouvrage n’aura pas sa place sur une quelconque étagère de ma bibliothèque, tout au moins en ce qui me concerne, mais plutôt sur ma table de chevet, à portée de main !

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