Que ce soit par choix ou bien après avoir essuyé plusieurs refus de maisons d’éditions soigneusement sélectionnées, vous avez décidé de vous auto-publier ! Sachez qu’en choisissant l’auto-publication de votre livre, vous allez devoir réaliser à vous seul le travail de l’éditeur classique. Vous allez non seulement transformer votre manuscrit en un véritable produit fini, ce dont nous allons parler ici. Mais aussi et surtout assurer sa promotion et sa vente, un sport dont nous parlerons dans de prochains articles.

Concentrons-nous donc aujourd’hui sur la fabrication du produit, le livre papier ! Et sur ce que doit faire l’éditeur, vous en l’occurrence dans une démarche d’autopublication.

 

– Relire une première fois le livre

Vous devez relire votre livre avant le publier par vous-même. Cela paraît évident, mais vous devez le faire avec suffisamment de recul pour ne pas avoir peur de faire des coupes (texte ou dialogues inutiles qui plombent la lecture par exemple).

 

– Relire pour l’orthographe

Ce n’est pas à négliger et c’est d’autant plus difficile quand on est son propre éditeur. Car il est très difficile d’avoir un regard sur le fond (l’histoire) et sur la forme (l’orthographe, grammaire ou syntaxe) en même temps. Quand on a écrit soi-même, on a une fâcheuse mais naturelle tendance à replonger dans son histoire à chaque lecture et à en oublier qu’on est en train de corriger.

Il ne faut donc pas hésiter à faire appel à un correcteur extérieur pour assurer la relecture de son livre. Certains étudiants proposent leurs services à des tarifs très abordables. Si vous avez un suffisamment bon niveau de français et que vous avez décidé de le faire vous-même, soyez attentifs à chaque mot, chaque phrase.

N’hésitez pas à lire et relire votre texte et à le faire lire à des amis, crayon en mains. À propos de crayon, sachez qu’on corrige beaucoup plus facilement sur papier que sur un écran d’ordinateur.

 

– Faire une jolie mise en page

En réalisant vous-même votre mise en page, vous allez créer votre propre « griffe » car il sera souhaitable que vos ouvrages suivants suivent le style choisi. Ainsi, vos lecteurs sauront vous reconnaître et s’habitueront à ce style. Il s’agit du choix des polices de caractère, de la taille des marges, du style des numéros de chapitre…

 

– Créer sa couverture…

La couverture comprend aussi la tranche et ce que l’on appelle la « quatrième de couverture », c’est-à-dire le dos du livre avec le texte qui sera sensé attirer le lecteur comme la confiture attire les guêpes (voir ci-dessous). Dans l’édition classique, l’auteur ne s’occupe pas de la couverture, c’est à l’éditeur qu’incombe cette tache. C’est soit une déception soit un soulagement, cela dépend de là où on se situe. Alors qu’avec l’auto-publication, ce sera à vous de prendre en charge sa création.

Si vous avez une idée précise de votre couverture, soyez heureux, en auto-publiant votre livre, vous allez faire exactement ce que vous voulez. Si vous n’en avez aucune idée, il va falloir… en trouver une. Et le travail ne s’arrête pas à réfléchir au sujet, il va falloir aussi la créer, cette image qui va servir de couverture. Montage photo ? Dessin de votre cru ? Appel à un illustrateur ? Dans tous les cas, vous pouvez aussi faire fausse route quant au style de couverture qui pourrait en révéler trop ou pas assez, ou bien mal orienter le badaud qui passerait devant votre livre sans le regarder alors que ce pourrait être exactement le style de lecture qui lui conviendrait.

 

– … et sa quatrième de couverture

Elle comprendra obligatoirement un texte de présentation (qui alléchera le potentiel lecteur sans trop en dévoiler, nous en reparlerons), un code-barres (important pour vendre en librairies) avec numéro ISBN (que vous aurez demandé à l’AFNIL, nous en reparlerons également en détail).

Ensuite, à votre convenance, vous pouvez mettre une illustration (qui reprend le thème de la couverture), une photo de vous avec un petit topo (on a le droit de se faire plaisir), le nom de l’illustrateur s’il y en a un, une citation, etc. Inspirez-vous des livres que vous lisez.

 

– Fixer son prix de vente

Cela fait aussi partie de votre travail. Vous allez pour cela être déjà bien « aidé » par la partie incompressible du prix de fabrication du livre. Vous rajouterez à ce tarif la marge en tenant compte de la barrière psychologique de certains tarifs.

Maintenant, sachez qu’avec TheBookEdition.com, lorsque vous commandez les livres en quantité (à partir de 2 exemplaires), vous profitez de réductions sur les quantités, ce qui vous fait récupérer un peu de marge. Plus vous achetez d’un coup, plus vous gagnez. À vous ensuite de les écouler… Le prix sera définitif et indiqué au dos au-dessus du code-barres.

 

Pour finir, n’oubliez pas qu’un livre qui se vend bien est non seulement plaisant à lire, mais il a aussi une jolie couverture et un prix abordable. Ce qui est vrai pour l’édition traditionnelle, l’est encore plus lorsqu’il s’agit d’auto-publication !

 

Pour aller plus loin :

 

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